Street of rage

 

 
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DATE DE PUBLICATION 02/05/2009
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C’est avec un plaisir non dissimulé que l’équipe de 2dfight.com a décidé de s’attaquer à ce mastodonte de l’époque 16 bits : Streets of Rage, ou Bare Knuckle (son titre original) pour les intimes. Un marcel jaune, un jeans et une paire de baskets. Vous voilà prêt à rétablir l’ordre ! Frappe les tous ! Replaçons-nous rapidement dans le contexte de ce bon vieux genre qu’est le beat them all, au début des années 90. Avec Double Dragon, Technos a fortement influencé ce genre. Le double but en est simple : survivre dans un univers hostile et cogner tout ce qui bouge pour progresser. Les bases en ont été entérinées par les cultissimes Renegade et Double Dragon, avant que la référence ne devienne Final Fight (de Capcom), sorti quelques années plus tôt. A l’époque, Sega n’est pas totalement débutant dans le style, avec notamment une référence majeure à l’ambiance médiéval fantastique. Je veux bien entendu parler ici de la série des Golden Axe, dont je suis personnellement un grand adepte : Avec ses épées, ses armures et ses dragons, Golden Axe bénéficie d’une ambiance réellement particulière. Mais voilà, la mode est à la castagne urbaine, et la Megadrive a besoin de titres qui en imposent face à la Super Famicom. Motivée par un incontestable succès avec Shinobi, une talentueuse équipe de développeurs nippons va donc s’atteler à créer un véritable monument de l’époque 16 bits…


Pour les fans, cet écran titre reste mythique. Bare Knuckles, connu dans nos contrées sous le nom de Streets of Rage, débarque donc sur Megadrive en 1991. Le choc est immédiat. Les graphismes en mettent plein la vue, avec des sprites énormes par rapport aux équivalents sur console de l’époque, et la puissance des coups se ressent jusqu’au fond du canapé. Mais c’est surtout l’ambiance globale du titre, à la fois moderne et agressive, qui va contribuer à son succès. Ambiance appuyée par une bande sonore d’exception… mais nous y reviendrons J’en connais un qui va finir à l’hosto… Le scénario est fidèle à la tradition des beat them all, c’est-à-dire qu’il tient sur un post-it. La ville est ravagée par les sbires d’un syndicat du crime, dirigé par le puissant et mystérieux… « Monsieur X » (si, si, ils ont osé). Trois ex-flics pètent soudainement un câble et décident d’aller régler ça à l’ancienne : en civil et avec les poings. Les « rues de la rage » vont alors pouvoir s’offrir à eux. Et ça va chier. Et pas qu’un peu.
Ce que vous ne voyez pas, c’est le scrolling de ce niveau. Alors que la ville du fond et ses casinos défile à toute allure, un mouvement vertical simule le tangage du bateau sur lequel se déroule l’action. L’effet rendu est aussi original qu’exceptionnel.
Streets of Rage n’est pas un jeu d’arcade pour rien. Son gameplay est donc basique et rapide à prendre en main. Au niveau des touches, la première vous sert à appeler vos potes-flics pour nettoyer le tableau. En cas de difficulté, c’est donc « l’attaque spéciale » du dernier espoir. Attention toutefois, vous ne disposez par défaut que d’un appel possible par vie. « That’s what are friends for. »



Les deux autres boutons vous permettent respectivement de frapper et de sauter. Des enchaînements de coups sont disponibles, ainsi que quelques prises variant selon la position de votre personnage par rapport à l’ennemi. Enfin, vous trouverez ça et là des tuyaux, des battes de baseball, des couteaux et autres joyeusetés du même acabit. Mention spéciale au poivre, qui fera éternuer votre adversaire et l’immobilisera par la même occasion. Quatre adversaires simultanés. Va falloir s’exciter un peu là ! Au niveau de l’équipe, vous avez le choix entre trois personnages aux statistiques hyper-caricaturales. Pour faire simple, on commence par Axel Stone. C’est un peu le héros de la série, le beau gosse prêt à tout. Et accessoirement le personnage le plus équilibré du jeu. On trouve ensuite Adam Hunter qui, malgré un physique ne le laissant pas forcément deviner, est le gros bill du jeu. Puissant mais pas forcément le plus rapide quoi. L’équipe de choc. Car la rapidité est laissée à la charmante Blaze Fielding, sexy à souhait dans son petit ensemble de cuir rouge. Blaze qui ressemble d’ailleurs très fortement à l’héroïne de Flashgal, un autre beat de Sega sorti 6 ans plus tôt. A l’instar de la voiture de l’attaque spéciale, est-ce un nouveau clin d’oeil ou une simple repompe ? Je n’ai pas la réponse… Flashgal, la très probable « genèse » de Blade. Le jeu est évidemment jouable à deux, décuplant littéralement le fun qui s’en dégage. Il est découpé en 8 niveaux, dont certains classiques de l’époque (les tapis roulants, le monte-charge, etc.). Tous à l’exception du 7ème se terminent par un boss.

Ces derniers étant bien charismatiques comme il fait, je n’ai pu résister à l’envie de vous offrir un petit portrait de famille : Tout ce beau monde vous attends à bras ouverts (et à poings fermés). Le seul réel défaut que l’on pourrait finalement trouver à Streets of Rage,histoire d’être objectif, concerne la faible variété de ses ennemis. En effet, ils ne sont qu’au nombre de 5 (sans compter les inévitables variations de couleur) : Un autre petit screen exclusif Player Two, regroupant tous les ennemis du jeu. Nous finirons par un dernier détail, mais un détail qui tue. Qui achève même. Le jeu contient deux fins différentes. Selon votre choix, vous pourrez donc opter pour la justice, en délivrant la ville des griffes de
Mr X. Ou alors choisir d’aller vers le côté obscure de la force, en devenant… le nouveau boss du syndicat du crime ! Streets of Rage, c’est
aussi un choix de vie. Vous l’aurez compris, Streets of Rage a dès sa sortie obtenu son statut de jeu culte. La Megadrive a d’ailleurs été distribué un long moment en bundle avec ce jeu (et Sonic). Je me rappelle encore à quel point je bavais devant le test de Génération 4, donnant vraiment la sensation de pouvoir (enfin) obtenir l’arcade à la maison. Bref, Streets of Rage un est incontournable pour quiconque se destine à avoir un minimum de culture vidéoludique. Eu égard à ce succès, une suite était inévitable. Elle n’a pas tardé… La consécration C’est ainsi tout simplement à la fin de l’année suivante, 1992, que sortira Bare Knuckle 2. Fondamentalement, ce titre reste fidèle à son prédécesseur. Mais trois évolutions majeures vont faire de ce jeu l’opus préféré de la plupart des fans de la série. Mr X… Back for vengeance ! L’histoire ne va à nouveau pas chercher bien loin. Après son arrestation dans Streets of Rage, Mr X est de retour et compte bien prendre sa revanche. Il n’y va pas par quatre chemins, en kidnappant Adam. Il vous appartient bien entendu d’aller le délivrer, et d’en remettre une louche aux sbires du coin au passage. Conséquence logique, Adam n’est plus jouable ici. Mais nous n’y perdons pas franchement au change, car c’est le premier gros apport de Streets of Rage 2 : 4 personnages jouables et non plus 3. A noter d’ailleurs que les différences entre ceux-ci sont beaucoup plus marquées que dans l’épisode précédent. On ne change pas une équipe qui gagne. Enfin, parfois si quand même. Axel et Blaze sont toujours de la partie, et conservent grosso modo les mêmes caractéristiques. Dans le coin des petits nouveaux, on commence par Max, un ami d’Axel. Ultra-caricature du catcheur, Max est un bulldozer qui ne fait pas dans la dentelle. Il subit certes une lenteur de déplacement parfois pénalisante, mais distribuer des baffes avec un tel mastodonte s’avère tout simplement jouissif. Ensuite, on trouve également Skate (Sammy dans la version originale), le frère d’Adam. Monté sur patins à roulettes, il est très véloce. En contrepartie, la puissance de ses coups est également la plus faible de tous. Mais c’est aussi le seul personnage à pouvoir courir. Il apporte un petit renouveau sympa, en particulier au niveau du challenge (sa petite frappe le situe réellement un cran en dessous des autres dans les derniers niveaux). Mais pour continuer la série des petites anecdotes, Skate est surtout un joli clone de DJ Boy, un beat them all de Kaneko de 1989 également sorti sur Megadrive. Comme j’entends d’ici les fans monter au créneau, voici donc un petit parallèle qui va mettre tout le monde d’accord : Ha ouais quand même… Nous touchons là un passage un peu noir mais obligatoire dans un dossier se voulant le plus complet possible. Streets of Rage sera également, malheureusement, une jolie compilation de plagiats. Par exemple : – L’un des coups spéciaux (car il y en a) d’Axel est pratiquement un Dragon Punch (Street Fighter, Ryu ou Ken). – Zamza, le boss du round 3, est une copie à peine masquée de Blanka (Street Fighter, toujours). – Ou encore, le passage de l’entrée du parc d’attraction (niveau 3) rappelle furieusement le niveau 5 de Final Fight, tant dans le design que les coloris… Blanka et Zamza sont sur un bateau… Heureusement, ces « inspirations » ont été retravaillées de façon à totalement s’intégrer à l’environnement de Streets of Rage 2. Mais sans ces quelques maladresses, la mayonnaise aurait été encore meilleure. Reprenons un peu de baume au coeur avec la deuxième grosse innovation de cet opus : l’aspect visuel. On sent que les graphistes n’ont pas chômé sur ce coup ! Les sprites sont tout simplement énormes, proches d’un Final Fight (c’est pour dire). Quant à l’animation de l’ensemble des protagonistes, elle est énormément plus détaillée. Même les décors sont plus beaux, et très colorés. De ce point de vue, c’est une grande réussite (encore aujourd’hui), et disposer d’une telle qualité visuelle à la maison tenait réellement de l’exploit. Mais le mieux sera encore de vous en rendre compte par vous-même, avec ces quelques extraits choisis : La baston commence. Je vous laisse apprécier la taille des sprites. Premier boss. La pluie rythme le combat. Les motos font la loi sur le pont. Mais Max est là, gare aux claques ! Après les nouveaux personnages et un relookage complet, il nous reste donc une troisième évolution majeure à évoquer. Celle-ci concerne le gameplay, qui est ici clairement plus étoffé que dans Bare Knuckle 1 er du nom. A vrai dire, je n’ai en mémoire aucun autre beat them all de la même époque et dont les protagonistes étaient dotés d’une telle palette de coups (certains résultant même d’enchaînements de commandes spécifiques). Un petit exemple avec Blaze : Fighting Blaze Paradise ! Dernier élément très sympathique du gameplay, l’attaque spéciale se décline désormais en deux possibilités. En pressant une direction, elle devient offensive (attaque puissante et/ou avec enchaînements). Et dans le cas contraire, elle est strictement défensive et vous servira à vous dégager d’une situation délicate. Exit donc la voiture de police, bonjour aux coups spéciaux façon jeu de combat. Encore un exemple, (je sais que vous êtes friands), avec Axel et Max : A gauche de chaque personnage, l’attaque spéciale défensive. Et l’offensive à droite. Les boss sont eux aussi toujours là, même si je leur trouve personnellement un peu moins de personnalité que dans le premier. Mention spéciale toutefois à Shiva, l’un des personnages les plus charismatiques du monde du jeu vidéo : L’affrontement final. Mais avant de régler son compte à Mr X, il faudra s’occuper de Shiva, son garde du corps. Nous terminerons avec Streets of Rage 2 en citant le mode duel. Celui-ci vous permet de vous fritter avec l’un de vos amis. Soyons clairs, il est clairement ultralimité et par conséquent purement anecdotique. Petite surprise également, Streets of Rage 2 ne propose qu’une seule fin. Cette fois-ci, vous serez obligé jouer les justiciers. Il est donc indiscutable que ce numéro 2 est un grand cru. Mais est-il réellement meilleur que son prédécesseur ? Sur le plan technique, à tous niveaux, la réponse semble évidente. Pour ce qui est du plaisir de jeu, ça se discute, en particulier par rapport à l’ambiance (fun et flashy, voire caricaturale parfois) un peu moins mature qui s’en dégage. Mais surtout, parce qu’une fois qu’on a connu l’épisode d’une série, c’est souvent celui qui reste à jamais gravé dans nos mémoires comme la référence. Malgré tout, il serait idiot de terminer sur une note négative. Streets of Rage 2 est beau, grand, et amusant. C’est bon, mangez-en. Point. Yeah man ! La preuve par trois Comme toute bonne série qui se respecte Streets of Rage est une trilogie. Toutefois, le final n’eut pas vraiment le panache que l’on aurait pu escompter. Bare Knuckle 3 n’a en effet rencontré qu’un succès mitigé, et nous allons voir pourquoi. Un maître chinois dans Streets of Rage 3 ? Non, juste le Docteur Zan !

Pour commencer, je vous passerai volontiers la pauvreté habituelle du scénario, en la résumant ainsi : le syndicat du crime semble de retour, masqué derrière une entreprise spécialisée en Robotique. Par ailleurs et sans raison connue, le chef de la Police a mystérieusement disparu. Allez hop, c’est parti pour une dernière tournée de baffes. Nouv épisode, nouveau casting. Enfin presque, puisque l’équipe de ce troisième opus est un habile compromis entre le deux épisodes précédents. Tout d’abord, Axel et Blaze sont toujours présents et constituent indéniablement les piliers de la série. Ils sont sensiblement identiques au niveau de leurs caractéristiques, si ce n’est qu’Axel voit la puissance de ses coups légèrement diminuer. Rien de méchant néanmoins. We’re back ! (again…) Ensuite, issu de Streets of Rage 2, Skate est également toujours de la partie. Il n’a pas beaucoup évolué non plus, et surtout comme nous le verrons ensuite, il n’est plus le seul à pouvoir courir. C’est à mon goût un personnage peu intéressant, et un choix étrange de la part des développeurs. Va comprendre Charles… Enfin, il y a tout de même un petit nouveau, à savoir le Docteur Zan. Bien entendu, tout est une histoire de goût mais je ne peux m’empêcher d’affirmer que ce personnage est pour le moins étrange…! Sorte de cyborg à la Robocop, Dr Zan est le Max de Streets of Rage 2, la dégaine et le charisme en moins. Les développeurs semblent en effet avoir voulu donner un effet « robotique » à ses mouvements, mais le résultat réside en une animatio
parfois saccadée et surtout contre-nature au possible. Néanmoins, passée une petite période d’habituation à l’esthétique, il s’agit d’un personnage sympathique qui remplira son rôle de favori des joueurs bourrins de Bare Knuckle. Ash, un personnage auquel vous n’aurez pas droit sur les versions européennes et américaines. Détail qui a son importance, il est possiblede jouer deux voire trois personnages cachés, accessibles via un cheat : – Roo, un kangourou, – Shiva, carrément, – Et Ash, un personnage déluré, caricature gay des années 80 et surtout… supprimé des versions américaines et européennes !
Nous touchons là le premier point délicat de Streets of Rage 3, c’est-à-dire la censure qu’a subi la version distribué dans nos belles contrées. Ennemis moins sexys et personnages supprimés sont donc les tristes caractéristiques de la version européenne de ce titre. Au niveau de la réalisation, là encore on se trouve face à un mélange surprenant. Concernant le graphisme et l’animation tout d’abord, c’est indéniablement le plus réussi au niveau technique. Mais pour l’ambiance, c’est autre chose.

Celle-ci est en effet beaucoup plus sombre (pour ne pas dire plus terne) qu’auparavant, avec une utilisation des dégradés parfois fouillée e détaillée, mais aussi parfois excessive et pas toujours du meilleur effet. Pas mauvais donc, mais décalé par rapport aux deux précédents épisodes. Le deuxième niveau, la boîte de nuit, vous permet de combattre sous une véritable pluie d’effets visuels. Une réelle démonstration de force quant à la réalisation technique de Streets of Rage 3. Le gameplay a lui aussi évolué, mais cette fois on ne peut honnêtement qu’être positif à ce niveau. Tous les personnages peuvent désormais courir, et disposent également d’une roulade leur permettant d’éviter certains coups. Et les coups des ennemis, d’ailleurs, sont eux aussi plus variés : choppes, armes à feu, et mêmes attaques spéciales pour certains. Tout cela nous donne un jeu riche, pêchu, et réjouissant. Pas de panique, le jeu n’est tout de même pas si difficile ! Il s’agit juste d’un dernier screen modifié par mes soins, afin de vous présenter un maximum d’ennemis. Une ombre vient toutefois noircir le tableau. Le titre est ainsi devenu beaucoup plus difficile. Ce n’est pas forcément un mal car les autres étaient parfois un peu trop simples. Mais ce qui caractérisait Streets of Rage, c’était aussi sa prise en main rapide et sa convivialité. La série s’oriente donc ici vers un public plus coutumier de la manette. Enfin, il nous reste à parler de la musique. Tâche difficile s’il en est, car il s’agit objectivement du gros point noir de Bare Knuckle 3. Autant celles des deux premiers étaient tout simplement exceptionnelles, autant ici l’on a droit tantôt à un véritable capharnaüm technopunk façon « j’te tape sur le système », soit à des rythmes très plats et fades. Dans les deux cas, la personnalité de la série prend une dernière fois du plomb dans l’aile. Encore un niveau techniquement superbe… mais une ambiance dans laquelle on peine pourtant à se plonger. Que penser alors de Streets of Rage 3 ? Vous l’aurez compris, c’est un épisode qui a de quoi dérouter. Sa réalisation et son gameplay sont très bons, pour ne pas dire excellents. Mais cet épisode prend une voie si différente de ses prédécesseurs que les fans ont eu (et ont toujours) du mal à s’y retrouver. Ajoutez à cela que le titre est sorti en 1994, période où de nombreux joueurs lorgnaient déjà sur les systèmes 32 bits, et vous comprendrez pourquoi cet opus a eu du mal à percer.

Streets of Rage 3, ce sont aussi quelques passages et niveaux cachés. Pour celui-ci, je vous laisse chercher ! Pour conclure, Streets of Rage 3 n’est donc pas un mauvais jeu, c’est même un excellent beat them all. Certains prétendent qu’il s’agit de l’épisode de trop, ce jugement me semble tout de même un peu trop sévère. Mais forts d’une volonté d’innovations et de finitions, les développeurs ont peut être trop éloigné ce titre de la magie et du charme de la série. Comme quoi, la technique ne fait pas tout…

 

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