Rival Turf

Rival Turf est le 1er beat-them-all de la Super Nintendo et quand j’y pense, comment les joueurs de cette époque là, ont-ils pu s’en contenter ? Il faut être franc, ce jeu est mauvais. Je connaissais Jaleco sur cette console par le biais de Super EDF, qui était un shoot honnête. Et bien ici, on retrouve les mêmes ficelles de programmation ‘amateurs’ que dans ce dernier, à la différence que dans un beat-them-all, ça ne pardonne pas. Sans rire, la SuperNes est capable de jolies choses mais Jaleco est un des spécialistes qui s’efforcent à nous prouver le contraire. Le Gameplay est d’un basique à peine croyable, entièrement copié sur Street of Rage (Megadrive). Mais le maître reste le hit qu’il a toujours été et l’élève se vautre complètement dans la boue. Il n’y a que 2 persos au choix donc si vous jouez à 2, c’est limite, les combats sont insipides, les ennemis comme ces soi-disant héros, sont sans charisme et le jeu n’est pas fun. Non non, n’insistez pas, c’est même pas drôle 5 minutes tant la réalisation est médiocre. Tapant dans les grands classiques du genre avec un boss à la fin de chaque niveau, quelques coups, des armes et des ennemis qui se cachent derrière un scrolling imposé (et oui encore), Jaleco use de recettes éprouvées et nous, testeurs comme joueurs, éteignons la console…

Les scénarios étaient déjà maigres à cette époque (sauf pour les RPG) mais les concepteurs n’ont même pas pris la peine d’en développer un pour ce jeu puisqu’ils ont pas étés foutus de faire une intro… Risible !
Hum… Tout juste moyenne. Entièrement calquée sur Street of Rage, la jouabilité offre les même coups, le fun en moins. Votre personnage pourra courir via les gâchettes du pad (le résultat est horrible) et un mode « colère » s’enclenchera si vous prenez trop de coups. Certes original puisque votre force sera décuplée et qu’aucun ennemi ne pourra vous toucher, cette « furie » ne servira finalement pas à grand chose. Encore un coup de couteau dans l’eau. En parlant d’armes blanches, vous aurez à disponibilité de rares couteaux, sabres ou autres armes contondantes. Malheureusement et une fois encore, la réalisation du service étant médiocre, je vous laisse imaginer le fiasco de la mise en scène.
Que dire si ce n’est que c’est vraiment pas beau ! A la fois pixellisés, pas bien flatteur pour la rétine et affreusement vides, les graphismes sont loin d’être attrayants. Les ennemis sont mal dessinés et quand le ridicule ne vous fait plus rire, reste des décors ultra vus et revus qui vous lasseront vite. L’animation est sans doute le pire aspect technique du jeu car lorsqu’on frappe un ennemi, il s’étale à vos pieds comme une merde sans image intermédiaire d’une façon à la fois trop laide et peu crédible. Le scrolling est moyen, les mouvements sont hachés et si le jeu ne souffre d’aucun ralentissement (encore heureux !), le manque de travail et une décomposition bâclée montrent bien que Jaleco ferait mieux de re-ouvrir son ancienne pizzeria…Dans la trempe d’un Super EDF du point de vue musical, Jaleco prouve son faible talent en la matière. Des musiques banales, peu rythmées et pas vraiment mélodieuses viendront se tailler la bavette avec des bruitages inefficaces et des voix d’une piètre qualité.

Et la sentence tombe ! Le 1er beat-them-all de la 16bits de Nintendo ne paye pas de mine, y’a qu’à voir la gueule de la boite pour se faire une idée du « truc » ! A vrai dire, il faudra attendre la sortie de l’imparfait Final Fight pour voir apparaître un bon jeu du genre sur cette console. Il faut dire que Jaleco n’a rien fait pour nous sortir un bon soft et le résultat est à la hauteur de leur travail.

Source: Gamevolution.fr

Par Akuma

A LIRE AUSSI:

 

Art of Fighting
Samurai Shodown V special
The King Of Fighters 12

 

 

 

forum des gamers

  • Facebook
  • Twitter
  • Myspace
  • Google Buzz
  • Reddit
  • Stumnleupon
  • Delicious
  • Digg
  • Technorati

Reagissez

You must be logged in to post a comment.