TITRE |
|
CATEGORIE |
VOTER |
| DATE DE PUBLICATION |
|
Souvenez-vous, à la fin de fatal fury spécial figurait sur le dernier écran de fin… Cela laissait prétendre une surprise. Et ce fut un certain The King Of Fighters’94 qui révolutionna la baston 2D à l’époque. En effet, c’est la première fois qu’un jeu propose un mode de combat par équipe de trois combattants (la version AES permet le jeu à un joueur) et que le « cross over » apparaît pour la première fois. (repris par Capcom par la suite).
Le scénario est anecdotique dans les jeux de baston mais rappelons les faits. Rugal Berstein, un trafiquant notoire et redouté d’armes et de drogue s’ennuie mortellement car il ne trouve adversaire à sa mesure. Il décide de re-créer le tournoi KOF. Il charge Mature de distribuer les invitations. Un certain Saisyu Kusanagi voulait mettre fin à l’empire de Rugal mais ce dernier lui régla son compte (fin Japan Team). Contre toute attente, c’est l’équipe japonaise qui l’emporte et qui défie Rugal sur son porte-avion personnel, le Black Noah. Rugal veut transformer la Japan Team en statue d’acier, symbolisant sa gloire. Le combat débute, Goro et Benimaru se font démolir et Kyo est en mauvaise posture lorsqu’il voit son père gisant, à moitié mort, dans les quartiers de Rugal. Il n’en faut pas plus pour que Kyo mette la pâté à Rugal. Battu, il ne compte pas laisser sortir vivants les vainqueurs et actionne un mécanisme d’auto destruction de son porte-avion. Bien sûr nos héros s’en sortent indemne…
Très colorés dans l’ensemble ; les sprites sont de taille et précision tout à fait correct, bien que le jeu ai vieilli, si on le compare au design des dernières moutures. Personnellement, le style « manga », adopté depuis le KOF’96 me rebute un peu. L’ambiance graphique « oldies » de KOF’94 est très agréable, l’animation est irréprochable. Les décors sont riches et variés avec notament l’inoubliable stage de la Corée qui est à tomber par terre. Quelques intros annoncent le début du combat. La réalisation est donc impeccable et va poser les bases pour la suite. Excellents dans l’ensemble, les thèmes musicaux collent bien à l’ambiance et les bruitages retranscrivent bien l’intensité des combats, surtout lors des impacts…que du bonheur!!
Le gameplay est simple et instinctif. Un combo de 3 coups forts suffit à enlever 30 à 50% de la barre de vie mais les manipulations des coups sont difficiles à réaliser, en particulier les furies qui nécessitent de l’entraînement et un stick arcade. La balance entre l’attaque et la défense est très bien pensée : bourrins s’abstenir ! Sinon, toutes les possibilités sont là : esquive, contre, coup étourdissant, charge de la barre de power, intervention d’un partenaire lorsque le joueur est dans les vaps, dash, provocation etc… Le gameplay était déjà très riche pour lépoque, bien plus qu’un Street Fighter 2 pourtant cité comme le must par la presse Française. Par exemple, l’esquive permet de ne pas tomber dans les routines de street fighter (boule de feu et dragon punch). La stratégie est absolument primordiale. Le choix de l’équipe, de l’ordre des combattants fait perdre ou gagner un combat. Ce qui est regrettable, c’est les disparités entre certain joueurs qui déséquilibrent les équipes : Joe, par exemple, est vraiment nul face à Terry et Andy alors que l’AOF Team est très bien équilibrée. Mais ces défauts rendent au final le jeu encore un peu plus tactique.
KOF’94 reste une référence de la série, bien plus technique que certains disent, très agréable, cette mouture séduira les nostalgiques des combats intenses sans strikers ou infinite combos tirés par les cheveux impossibles à placer en combat. Technique, efficace, bien réalisé, KOF’94 mérite que l’on s’y attarde….encore et encore….merci SNK
Article suivant |
||





