Il y a certains lecteurs qui me réclament des tests. N’ayant pas forcement l’envie ou le temps de répondre à leurs attentes, ils s’en retrouvent vexés sans raison. Chaque article demande une certaine investigation et si le jeu est en plus assez mauvais, j’aurai même pas la motivation d’y jouer. Pour ce qui est de Dragon Ball Z, c’est un peu différent. Je suis fan du Manga, j’ai certains OAV, j’ai passé comme la majorité des gens de 30 ans, mes mercredi le nez devant la TV pour regarder comment Goku et ses potes allaient sauver le monde. Seulement, les adaptations de ce manga culte (sans doute le plus grand jamais sorti) sont loin, très loin de ce qu’on en attendait.
Bandaï, qui était à la base un fabricant de jouets, s’est soudain mis en tête de faire des jeux à licence (Sailor Moon, Ramna 1/2, DBZ et autres) sans s’en donner les moyens. Avec une équipe de bras cassés composées de programmeurs intérimaires, de designers daltoniens et de scénaristes dyslexiques, Bandaï n’a jamais rien fait de bon avec ses licences sur consoles 8 et 16bits. Même sur Playstation/Saturn c’était mauvais. Bon, il est vrai que sur les générations suivantes ça s’est arrangé mais en attendant, ils se sont un paquet de fric sur le dos des fans avec des jeux misérables. Le sujet d’aujourd’hui porte donc sur la première adaptation Super Nintendo de la licence à succès car il faut savoir que les DBZ sur SuperNes ont étés parmi les jeux les plus exportés de la console.
Ca faisait bien longtemps que je n’avais pas joué à ce 1er Dragon Ball Z. C’est la première adaptation de l’univers de d’Akira Toriyama dans un jeu de combat sur Super Famicom. Le jeu s’ouvre sur une petite intro résumant très brièvement le combat opposant Goku à Piccolo, combat qu’ils sont sur le point de réitérer lors du championnat. 8 personnages jouables (14 avec un code) pour un gameplay loin de ce qu’on connaissait à cette époque là. Votre avatar peut donner des coups de poings, de pieds, il y a des projections, des enchaînements, des coups spéciaux (via le bouton A) et enfin, avec le bouton X on peut monter dans les airs pour des combats plus pimenté (la grosse nouveauté du jeu) ou redescendre. La première chose qui surprend c’est que l’écran se scinde en 2 si les opposants s’éloignent (les combats du dessin-animé n’étant pas toujours au corps à corps) et que les coups spéciaux sont atypiques. Loin d’un simple hadoken, il impose une petite scène scriptée assez sympathique. Il est d’ailleurs étrange que lorsque un adversaire est à terre et vous en l’air, le kameha parte droit devant…
Chaque perso peut avoir jusqu’à une double barre de vie et les combats se déroulent sur un seul round. Il y a même un jauge de force/fatigue, qui vous empêchera d’utiliser vos pouvoirs à outrance. Côté modes de jeu, on retrouve le story classique, le mode championnat, le versus et les options (qui proposent pas mal de paramétrages plus les manips des coups spéciaux). Côté son, on a de bons bruitages, de superbes voix et de très belles musiques. Comme quoi, c’est pas parcequ’on s’appelle Bandaï qu’on sait pas composer. Mais dans tout ce bonheur, il y a quand même pas mal de défaut. La même année est sorti Street Fighter II Turbo sur la même console et franchement, les 2 réalisations n’ont rien à voir. Ici les mouvements ne sont pas fluides, les sauts sont approximatifs, les coups spéciaux sortent mal, graphiquement c’est pas terrible et pour finir, la difficulté est déséquilibrée. Alors l’un dans l’autre, ce 1er DBZ n’est pas un mauvais jeu mais il aurait pu être bien mieux. Très original, c’est sa réalisation technique pas terrible, et sa difficulté vous lassera, difficulté sans doute engendrée pour une jouabilité bancale. Dragon Ball Z reste un jeu sympa et fun surtout à 2 mais s’arrête là. A réserver aux fans de Toriyama ou ceux qui ont en mare de jouer aux soft de Capcom…
Article original par iiYama Gravitorbox





















quel bon retour au source!
excellent jeu qui me rappelle de nombreux souvenirs. A vrai dire je regarde encore le manga avec beaucoup de plaisir
je suis bien d’accord avec toi Boubou. ca fait du bien ce retour au source